Vos pires ennemis de 2025 sont déjà là. Et vous ne le savez pas
Vous avez beaucoup d’amis et peu d’ennemis. Parfait. C’est une bonne philosophie de vie et cela démontre que vous êtes une personne sage, réfléchie et à la recherche de l’Harmonie. Pourtant, dans votre vie professionnelle, vous vous sentez frustré, anxieux, fatigué et vous ne comprenez pas pourquoi. L’explication est simple : ils vous encerclent et vous pompent votre énergie, vos globules et votre existence. De qui parle-t-on ? Des voleurs de temps !

C’est ce qu’explique Edward G. Brown dans son livre « The Time Bandit Solution ».
Ils sont partout
Les « voleurs de temps » pullulent autour de vous, œuvrent dans l’ombre et vous pillent de façon sournoise. Ces vilains fourbes perturbent aussi bien votre travail que vos loisirs et s’accaparent des tranches entières de vos journées, vos semaines et votre année. Ils boulottent une denrée rare : votre temps !
Ces malfaiteurs sont autant vos clients et vos collègues que vos n+1. Mais dites-vous bien que vous êtes vous-même également un méchant cambrioleur de temps vis-à-vis de vos collaborateurs, collègues et patrons. En réalité, nous sommes tous des voleurs de temps : nous nous tenons tous par la barbichette…du temps.
Même en vous
Et, cerise sur le cageot, comprenez bien que le pire voleur de votre temps, c’est vous. Par manque d’organisation, par paresse, par absence de concentration, vous dilapidez votre temps comme nous le faisons tous. Certaines lectures sont salutaires en la matière et je vous recommande vivement de lire « Les cinq regrets en fin de vie » de Bronnie Ware, ouvrage très éclairant sur les priorités à ne pas oublier au cours de notre court passage sur terre.
Une première manifestation du vol de temps se trouve dans le concept bien connu de la cyberglande. Nous sommes tous concernés par cette activité qui consiste à surfer sur Internet à la recherche d’une information précise et, à la fin, de se retrouver à consulter plein de sites débiles qui n’ont rien à voir avec la quête initiale.
La culture du Stop & Go
Le monde du travail moderne où la réactivité, l’immédiateté et l’adaptabilité sont érigés en vertus, génère une culture néfaste : celle du Stop & Go. Les interruptions provoquent la perte de 50 % du temps des travailleurs. Elles génèrent en effet des fuites d’énergie, de la confusion, des redémarrages inutiles, des chutes de concentration, des répétitions inutiles qui sapent notre efficacité. Le pire est que certains salariés développent une addiction aux interruptions : ils adorent être interrompus et encouragent leurs collègues à les solliciter pour tout et n’importe quoi. Ils se sentent valorisés par cette disponibilité permanente. Peu importe leur charge de travail considérable, ils se font un devoir de répondre immédiatement au téléphone, aux mails et aux SMS. Leur temps ne leur appartient pas, il est au service des autres. Conséquence regrettable : du fait de leur sujétion à la norme établie de l’interruption, un nombre croissant de salariés souffrent en silence de cette dépendance.
À lire ensuite

90 heures pour créer une vraie relation : ce que dit la recherche
Il y a quelques jours, j'ai passé la journée à travailler avec Gaëtan Wittebolle, Johan Joachim et Anatole Kenyon, trois amis entrepreneurs. À un moment, Gaëtan nous a parlé d'une étude américaine qui chiffre le temps nécessaire pour qu'une simple connaissance devienne un véritable ami. Les chiffres qu'il avançait m'ont intrigué, assez pour que j'aille lire l'étude en détail une fois rentré. Ce que j'y ai trouvé est plus riche que le chiffre qui circule partout, et ça dit quelque chose de très concret sur la façon dont un réseau professionnel se construit, ou ne se construit pas.

Réseauter comme un dirigeant, pas comme un commercial
Soyons honnêtes, depuis que tu as créé ou repris ton entreprise, tu te fais démarcher par tous les commerciaux de France qui essaient tous de te vendre la même chose, de la même façon, et tu en as marre. Alors pourquoi quand tu réseautes, tu fais exactement la même chose qu'eux ? La plupart des dirigeants pensent être désavantagés face à des commerciaux aguerris, rodés à l'exercice. C'est tout l'inverse. Tu as quelque chose qu'aucun commercial n'aura jamais : tu parles d'égal à égal.



