Le networking n’est pas inné : 3 exercices concrets pour progresser
On a tendance à croire que certaines personnes “naissent” avec le sens du relationnel. Comme si elles savaient instinctivement trouver les bons mots, créer du lien et se faire un carnet d’adresses en un claquement de doigts. La vérité est moins glamour : personne ne naît bon en networking. C’est une compétence. Et comme toutes les compétences, elle s’apprend. Si vous avez déjà ressenti cette gêne au moment d’aborder quelqu’un lors d’un événement, ou ce blanc dans la conversation où vous ne savez plus quoi dire, sachez que c’est normal. Cela arrive à tout le monde. Mais il existe des moyens très simples d’y remédier, à condition d’accepter de s’entraîner. Voici trois exercices pratiques pour progresser, même si vous ne vous sentez pas “naturellement” à l’aise.

S’entraîner à poser de vraies questions ouvertes
Beaucoup de conversations professionnelles tournent court parce qu’on reste bloqué sur des questions fermées. "Tu fais quoi dans la vie ?" ou "Tu es d’ici ?" n’amènent pas grand-chose à part des réponses ultra brèves.
Essayez de vous entraîner à poser des questions qui ouvrent le champ de la discussion. Du type :
- "Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer dans ce secteur ?"
- "Qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ton travail au quotidien ?"
- "Comment tu en es arrivé à ce poste ?"
Ce genre de questions pousse la personne à raconter une histoire. Et c’est souvent dans les histoires que naissent les vrais points communs.
Petit conseil : faites le test en dehors d’un cadre business, par exemple avec vos amis ou même avec des inconnus au quotidien. Plus vous vous habituez à aller chercher au-delà du “quoi”, plus vous devenez naturellement intéressant à écouter.
Trouver un détail marquant qui vous rend mémorable
Un autre problème courant en networking, c’est qu’on rencontre plein de gens... mais on oublie 80 % des prénoms et des parcours dès le lendemain. La réciproque est vraie : si vous n’avez donné aucun repère concret, vous risquez d’être vite effacé de la mémoire de l’autre.
L’exercice consiste à préparer un petit "ancrage mémorable". Ça peut être une passion, une anecdote, ou une manière un peu originale de présenter ce que vous faites. Pas besoin de forcer, le but n’est pas de réciter un pitch parfait. Mais d’ajouter un élément qui fait que l’on se souvient de vous.
Exemple : dire "Je travaille dans le conseil en stratégie" est factuel mais oubliable. Alors que "Je travaille dans le conseil en stratégie, et j’ai tendance à comparer mes missions aux régates de voile" laisse une image mentale claire. Résultat : on retiendra le consultant passionné de voile.
Cherchez le petit détail qui vous distingue et assumez-le dans vos conversations.
Toujours assurer un suivi après la rencontre
Je le rappelle à toutes les personnes que j'accompagne, c’est peut-être l’exercice le plus simple, mais il est redoutablement efficace.
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