Networking : l’erreur que font presque tous les débutants (et comment l’éviter)
Quand on commence à développer son réseau l’enthousiasme est souvent à son maximum. On s’inscrit à tous les événements, on enchaîne les rencontres, on adhère à plusieurs clubs en même temps. Cette énergie des premiers mois donne l’impression que tout est possible et que les résultats vont tomber rapidement. Et c’est là que beaucoup se trompent : le networking n’est pas un sprint, c’est un marathon (qui ne s'arrête jamais). Au début j’ai moi-même connu cette phase où l’on veut être partout à la fois. C’est grisant, mais on finit vite par s’essouffler si l’on n’a pas une vraie stratégie derrière. Et c’est exactement ce qui pousse tant de débutants à abandonner avant même d’avoir vu les fruits de leurs efforts.

Le feu des débuts : l’excitation de tout découvrir
Lorsque l’on découvre l’univers du networking professionnel, c’est un peu comme entrer dans une salle pleine de portes ouvertes. Tout est possible, chaque événement semble promettre des opportunités incroyables. On se laisse porter par l’énergie, on enchaîne les afterworks, les conférences, les petits-déjeuners business. On adore ça : rencontrer des profils variés, écouter des parcours inspirants, se sentir intégré dans une dynamique.
Cette phase est précieuse car elle nourrit la curiosité et permet de mieux comprendre l’écosystème. On prend plaisir à parler de son activité, on se sent moins seul, on se projette déjà dans des collaborations futures. Beaucoup pensent, à ce moment-là, que c’est la bonne méthode : plus on voit de gens, plus les résultats vont tomber. Mais le networking ne fonctionne pas comme une machine où l’on met des jetons pour recevoir des contrats instantanés. C’est un processus plus subtil, basé sur la répétition, la confiance et la cohérence.
Le risque de cette effervescence initiale est de confondre volume et pertinence. Se disperser dans trop de formats et trop de clubs empêche d’approfondir les relations. On reste en surface, on accumule des cartes de visite sans vraiment tisser de liens solides.
L’essoufflement : quand l’intensité se retourne contre soi
Au bout de quelques mois, beaucoup d’entrepreneurs et de cadres connaissent la même sensation : la fatigue. Développer son activité est déjà exigeant, y ajouter deux ou trois événements par semaine, c’est souvent intenable.
Le soir, on rentre vidé d’énergie, avec une pile de cartes de visite ou de contacts LinkedIn qu’on n’a même pas le temps de relancer.
Ce qui accentue encore cette fatigue, c’est l’écart entre les efforts fournis et les résultats attendus. En réalité, le networking ne donne que rarement des résultats immédiats. Il faut du temps pour que la confiance s’installe, que les opportunités se matérialisent, que l’on soit identifié comme un acteur sérieux dans son environnement.
Ce décalage entre l’énergie investie et le retour concret crée une frustration. Beaucoup, à ce moment-là, réduisent la cadence puis arrêtent totalement. Ils gardent de leur expérience une impression de perte de temps alors qu’ils étaient simplement dans une mauvaise approche.
Cette phase d’essoufflement est un passage classique. Elle ne signifie pas que le networking ne fonctionne pas. Elle signifie que, sans stratégie, on a transformé un outil puissant en source de surcharge.
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90 heures pour créer une vraie relation : ce que dit la recherche
Il y a quelques jours, j'ai passé la journée à travailler avec Gaëtan Wittebolle, Johan Joachim et Anatole Kenyon, trois amis entrepreneurs. À un moment, Gaëtan nous a parlé d'une étude américaine qui chiffre le temps nécessaire pour qu'une simple connaissance devienne un véritable ami. Les chiffres qu'il avançait m'ont intrigué, assez pour que j'aille lire l'étude en détail une fois rentré. Ce que j'y ai trouvé est plus riche que le chiffre qui circule partout, et ça dit quelque chose de très concret sur la façon dont un réseau professionnel se construit, ou ne se construit pas.

Réseauter comme un dirigeant, pas comme un commercial
Soyons honnêtes, depuis que tu as créé ou repris ton entreprise, tu te fais démarcher par tous les commerciaux de France qui essaient tous de te vendre la même chose, de la même façon, et tu en as marre. Alors pourquoi quand tu réseautes, tu fais exactement la même chose qu'eux ? La plupart des dirigeants pensent être désavantagés face à des commerciaux aguerris, rodés à l'exercice. C'est tout l'inverse. Tu as quelque chose qu'aucun commercial n'aura jamais : tu parles d'égal à égal.



