Bien gérer les demandes de mises en relation : une compétence sous-estimée dans le networking pro
Dans un cadre pro, tout le monde cherche à élargir son réseau. Échanger des contacts, se recommander, connecter les bonnes personnes entre elles… sur le papier, c’est fluide. Dans les faits, beaucoup de mises en relation sont faites à la volée, sans cadre, sans intention claire, et parfois même… sans réponse. C’est dommage. Parce qu’une mise en relation bien gérée peut vraiment faire bouger les lignes : ouvrir une porte, déclencher un projet, ou simplement planter une graine qui germera plus tard. Mais encore faut-il savoir comment la recevoir, comment la faire, et surtout, comment l’honorer. Chez Yesterday, on voit passer des dizaines de mises en relation chaque semaine. Certaines sont très bien menées, d'autres totalement improvisées. En tant qu’acteurs du networking, on a pris le temps d’analyser ce qui fonctionne vraiment. Voici ce qu’on a retenu.

Une mise en relation, ce n’est pas juste “transmettre un contact”
Derrière une mise en relation, il y a toujours une forme de confiance. Celui qui vous met en relation engage sa crédibilité. Celui qui reçoit attend un minimum de contexte. Et celui qui est contacté ne sait parfois même pas pourquoi on le sollicite.
Ce trio mérite mieux qu’un simple mail transféré avec trois lignes vagues. Quand on y pense, c’est presque une petite responsabilité. Accepter une mise en relation, c’est accepter d’entrer dans un échange potentiellement décisif pour l’un ou l’autre.
C’est pour ça qu’avant même de répondre, il vaut mieux prendre une minute : qui me met en relation, pourquoi, dans quel objectif ? Cette première lecture du contexte évite les malentendus… et montre qu’on prend le lien au sérieux.
Savoir répondre à une mise en relation : méthode et posture
Dès lors que vous recevez une mise en relation (par mail, message LinkedIn, ou autre canal), la première règle est simple : ne laissez jamais un message sans réponse. L'absence de retour peut être interprétée comme un désintérêt ou un manque de respect, même si ce n’est pas le cas.
Il existe trois scénarios classiques :
- La mise en relation est pertinente : dans ce cas, répondez rapidement, remerciez l’émetteur, puis engagez une première prise de contact claire et polie avec la personne recommandée.
- La mise en relation vous semble peu utile à court terme : vous pouvez garder la porte ouverte en le formulant diplomatiquement, sans créer de faux espoirs. L’essentiel est d’accuser réception, même si vous n’agissez pas tout de suite.
- La mise en relation est hors sujet : dans ce cas, soyez honnête sans être brusque. Exprimez votre gratitude pour l’introduction tout en expliquant, avec tact, pourquoi vous ne donnerez pas suite. Cette transparence évite les malentendus.
Quelle que soit la situation, il est crucial d’adopter une posture relationnelle bienveillante. Ne vous contentez pas d’un message automatique : personnalisez vos réponses, montrez que vous avez compris l’intention, et valorisez l’échange, même s’il n’aboutit pas immédiatement.
À lire ensuite

90 heures pour créer une vraie relation : ce que dit la recherche
Il y a quelques jours, j'ai passé la journée à travailler avec Gaëtan Wittebolle, Johan Joachim et Anatole Kenyon, trois amis entrepreneurs. À un moment, Gaëtan nous a parlé d'une étude américaine qui chiffre le temps nécessaire pour qu'une simple connaissance devienne un véritable ami. Les chiffres qu'il avançait m'ont intrigué, assez pour que j'aille lire l'étude en détail une fois rentré. Ce que j'y ai trouvé est plus riche que le chiffre qui circule partout, et ça dit quelque chose de très concret sur la façon dont un réseau professionnel se construit, ou ne se construit pas.

Réseauter comme un dirigeant, pas comme un commercial
Soyons honnêtes, depuis que tu as créé ou repris ton entreprise, tu te fais démarcher par tous les commerciaux de France qui essaient tous de te vendre la même chose, de la même façon, et tu en as marre. Alors pourquoi quand tu réseautes, tu fais exactement la même chose qu'eux ? La plupart des dirigeants pensent être désavantagés face à des commerciaux aguerris, rodés à l'exercice. C'est tout l'inverse. Tu as quelque chose qu'aucun commercial n'aura jamais : tu parles d'égal à égal.



