Trophées du Relais des Entreprises Familiales : la soirée bordelaise qui a mis la barre très haut
Je participe à des dizaines d'événements chaque mois et pourtant, hier soir à la Cité du Vin de Bordeaux, j'ai quand même pris une claque. Le Bacchus Business Club et le hub des transitions de la Caisse d'Epargne Aquitaine Poitou-Charentes y organisaient les Trophées du Relais des Entreprises Familiales, une soirée de gala pensée pour récompenser celles qui font vivre notre territoire. J'y étais à l'invitation du Bacchus Business Club et j'en suis ressorti avec une idée très claire de ce que peut donner un événement quand rien n'est laissé au hasard.

Deux cents entreprises familiales au départ, six lauréats à l'arrivée
Deux cents entreprises ont été sélectionnées au départ. Jeudi soir, elles étaient encore seize en lice pour six prix. Celles qui sont reparties avec un trophée ont toutes une histoire qui mérite d'être racontée.
Maison Agour, Prix Impact. En 1981, Jean Etxeleku lance sa fromagerie à Hélette grâce à une trentaine de bergers qui acceptent d'être payés six à neuf mois après avoir livré leur lait. Son fils Peio, arrivé en 2001, dirige aujourd'hui une maison de cinq sites de production, deux fois sacrée meilleur fromage du monde aux World Cheese Awards.
Catherineau, Prix Impact. Née en 1750 dans la tonnellerie à Bordeaux, l'entreprise est passée par les roues de charrette, les bateaux, les fonderies puis les chambres froides avant de se tourner vers l'aéronautique dans les années 60. Anne-Sophie Catherineau, à sa tête depuis 2011, représente la huitième génération d'une maison qui revendique plus de 2 000 appareils aménagés, dont une participation à l'A330 présidentiel français.
Epsilon Composite, Prix Innovation. Stéphane Lull crée la société en 1987 dans l'atelier de son père Paul, à Gaillan-en-Médoc. Elle emploie aujourd'hui 230 personnes, réalise 90 % de son activité à l'export et ses pièces en fibre de carbone se retrouvent aussi bien sur l'Airbus A350 que sur le toit du Steve Jobs Theater d'Apple. Elle vise 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2030, contre environ 33 millions aujourd'hui.
Bernardaud, Prix International. Fondée en 1863 à Limoges, la manufacture porte le nom de Léonard Bernardaud depuis 1900 et fabrique 70 à 75 % de la porcelaine produite dans la ville. Près des trois quarts de ses ventes se font à l'export, États-Unis en tête, avec des boutiques à New York, Tokyo et Dubaï. Fin 2024, la maison dirigée par Charles Bernardaud, sixième génération, a racheté Haviland, l'autre grand nom de Limoges.
Maison Pariès, Prix Coup de cœur. L'histoire commence avec Jacques Damestoy, allumeur de réverbères à Bayonne, tombé de son échelle puis recueilli et embauché par une chocolatière. Il ouvre sa propre boutique en 1895. Céline Pariès, cinquième génération, dirige aujourd'hui cette maison de plus de 130 ans connue pour ses Kanougas, ses Mouchous et ses gâteaux basques.
Pierre Oteiza, Prix Coup de cœur. En 1987, Pierre et sa femme Catherine se lancent aux Aldudes, un village d'environ 300 habitants, avec trois salariés. L'année suivante, il ramène du Salon de l'agriculture deux porcs pie noir, une race basque en voie de disparition. Elle a été déclarée sauvée en 1995, le jambon Kintoa a depuis décroché son AOP et la filière réunissait déjà 80 producteurs en 2016.
Le club évoquéBacchus Business Club BordeauxÀ lire ensuite

5 ans du QG des Entrepreneurs : l'afterwork bordelais où personne ne te demande de pitcher
Hier soir, plus de 50 entrepreneurs et freelances se sont retrouvés au Magnus Pub, rue de Cheverus à Bordeaux, pour fêter les 5 ans du QG des Entrepreneurs. On y était. Pas de présentation, pas de pitch, pas de programme imposé : un verre à la main, des discussions et de belles rencontres, dans le lieu où tout a commencé.

Résolution 2026 : Le rendez-vous bordelais où la RSE quitte la théorie pour l'action
Le 23 avril prochain, le Palais des Congrès de Bordeaux accueillera la 4ème édition de Résolution. Porté par Placéco et le Groupe Sud Ouest, cet événement s’est imposé comme le point de ralliement des acteurs économiques de Nouvelle-Aquitaine autour des enjeux de transition. Loin des grands discours théoriques, cette édition 2026 confirme son positionnement initial : transformer les contraintes environnementales et sociales en leviers opérationnels pour les entreprises de la région.

French Tech Night 2026 : Le rendez-vous où l'on sort (enfin) la tête du guidon
Toute l’année, on se croise dans des petits-déj thématiques ou des ateliers ciblés. C’est le quotidien de Yesterday : du concret, de la proximité, du lien direct. Mais une fois par an, il y a ce moment où tout l’écosystème bordelais se retrouve au même endroit. Le 25 juin prochain, la French Tech Night s’installe au Stade Atlantique Bordeaux Métropole. Pourquoi c'est un moment à part ? Parce qu'au-delà de la fête, cette édition 2026 raconte quelque chose de nouveau sur notre manière de faire du réseau.



